Samedi 21 avril 2007

 

 

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La France doit-elle changer ? : c'était le sujet du prix du discours politique 2007  "Jeune Ciceron"  

(http://www.jeuneciceron.fr/, http://www.respublicanova.fr/)

auquel j'ai pris part

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici ma contribution:

 

(Ce texte ne m'engage qu'à titre personnel)

 

 

 

Paris, le 15 février 2007

 

 

 

 

Françaises, Français,

 

Rappelez-vous, le 21 avril 2002, un « coup de tonnerre » dans la vie politique française ! Depuis beaucoup d’entre nous se sont interrogés sur les causes de cet accident: une gauche éparpillée et non rassemblée ou un malaise beaucoup plus profond qui permit ainsi au parti d’extrême droite d’enregistrer un grand nombre de suffrages, et de se retrouver dès lors qualifié pour le 2nd tour de l’élection présidentielle ? L’explication est plutôt dans ce trouble qui a désormais gagné la population française qui ne semble plus voir très clair en son avenir ou dans le fonctionnement de son économie.

Les attentats du 11 septembre 2001 nous ont fait probablement prendre conscience que nous avons changé d’ère. Cet événement – pour l’avoir vécu en direct du siège du parti où je militais à l’époque – avait un côté surréaliste : pensez donc, des attaques aériennes sur le Pentagone, forteresse a priori imprenable des forces armées américaines ! La France était-elle prête à ce changement d’ère, ère de la mondialisation et des nouvelles technologies ? L’est-elle aujourd’hui ?

Allons plus loin. Le vote du 21 avril 2002 exprimait un mécontentement vis à vis du pouvoir en place. Le problème est qu’il a finalement renforcé ce même pouvoir en place. Nous venons ainsi de vivre cinq années d’un pouvoir concentré entre les mains de quelque uns, les proches d’un président à l’histoire politique anxiogène faîte de revirements, de trahisons, trop longue, et au bilan aujourd’hui faible. Conduite par un premier ministre « valet », la majorité a perdu les élections régionales en 2004 – un 21 avril à l’envers ? -  et le référendum européen en 2005 ! « Win, The Yes needs the No to win against the No » … Puis une crise sans précédent a frappé les banlieues en 2005, et le mouvement anti-CPE a illustré l’année 2006.

Depuis 2002, le pays a fait beaucoup de surplace ! Oui, la politique française doit changer ! Oui, la France doit changer ! La France doit retrouver ce qui lui donne sa raison de vivre, ce qui la propulse. Des constats aux diagnostics, les rapports, analyses et débats sont unanimes : la France va mal sur de nombreux sujets essentiels au bon fonctionnement du pays. Nous serions à un moment historique. Pour certains, nous serions même pas très loin d’une guerre civile[1] entre l’isolement des chômeurs de longue durée, l’angoisse des travailleurs en situation de précarité, la situation intenable des mal-logés…

Quels sont alors les points d’ancrage qui permettront de relever la France ?

* sur notre organisation économique et financière

* en terme de logement

* sur l’université et la Recherche

* sur les défis environnementaux

* sur les repères de notre société

* sur les questions de Défense et de Défense globale

* en terme d’Europe et de Mondialisation

* l’enjeu pouvant être à terme la forme de nos institutions

 

 

I. L’organisation économique et financière. 4

a. Nos finances publiques. 4

b. L’emploi 4

c. Culture d’entreprise. 5

II. Le logement 6

III. Université et Recherche. 7

IV. L’Environnement 8

V. Les questions de société. 8

VI. Défense et Défense globale. 9

VII. L’Europe et la Mondialisation. 10

VIII. Les institutions. 10

Conclusion. 11

 

I. L’organisation économique et financière

 

a. Nos finances publiques

 

Vous n’êtes tout d’abord pas sans connaître la situation préoccupante de nos finances publiques. Il semble qu’une génération de français vit au dessus de ses moyens sans en avoir réellement mesuré les conséquences pour l’ensemble de la Nation, jeunes et moins jeunes. C’est notamment le mouvement «Nous ne paierons pas vos dettes »[2] qui a mis en évidence ce problème: la dette financière publique (en % du PIB) a été multiplié par 3 entre 1978 et 2004: Elle correspond à 66,6% du PIB aujourd’hui  alors qu’elle n’était que de 20% en 1981. Elle atteindrait ainsi 2000 milliards d’€. Les Semaines Sociales de France ont fait de cette problématique un appel concret: « Préparer l’avenir de la génération qui nous suit et non lui transférer par l’endettement la charge des problèmes d’aujourd’hui »[3]. En 2005, la trésorerie du régime général de la sécurité sociale a connu un déficit de 16,9 Mds d’€[4]. Comment en est-on arrivé là ? La question du maintien et de la rationalisation d’un certain nombre de prestations sociales est posée. Quant à nos retraites actuelles et futures, nous ne pourrons pas faire l’impasse d’en parler et d’y réfléchir encore et encore. La concertation est notamment de mise sur les régimes spéciaux pour lesquels la réforme avait déjà été jugée nécessaire dès 1995.

 

b. L’emploi

 

Puis vient alors la question de l’emploi. On dénombrait en 1981 1,7 M de chômeurs[5]. Ils sont aujourd’hui 4 M. Que s’est-il donc passé ? La rigidité du code de travail, le niveau des cotisations employeurs[6] (42,3% du salaire brut), la chute de la croissance expliquerait ce taux de chômage élevé. Ainsi les entreprises n’engageraient plus les jeunes que sous la forme de stages comme a eu l’occasion de le souligner le collectif « génération précaire »[7] et se sépareraient de leurs quinquas par des plans de pré-retraite. Il va donc probablement falloir assouplir le marché du travail mais rappelons-le notamment à l’attention des « patrons-voyous », le travail n’est pas une marchandise comme les autres, le travail, c’est aussi une place dans la société, un lieu d’épanouissement personnel. Les Semaines Sociales proposent ainsi de « mettre en place un véritable statut du travailleur »[8]. Une ressource humaine n’est pas une variable d’ajustement ! En même temps, il y a le mouvement du monde. Le marché du travail va donc devoir s’adapter. Londres est ainsi devenue la septième ville française avec 200 à 300 000 expatriés[9]. Si ce mouvement n’est pas nécessairement négatif, il faut le rendre raisonnable. L’instauration d’un contrat de travail unique en France est-elle une solution ?

 

c. Culture d’entreprise

 

Enfin, ce dernier constat est affligeant : 2/3 des jeunes français souhaitent devenir fonctionnaires ! Au vu de la manière dont fonctionne l’économie française aujourd’hui, cela n’a rien d’étonnant, c’est même un choix plutôt rationnel mais très inquiétant. M Godet[10] fait des suggestions : évolution de l’éducation nationale, sortie par le haut des 35h, développement de l’emploi marchand, encouragement à la solidarité intergénérationnelle. Il s’agit de recréer une société de confiance. Chacun au sein de la communauté nationale doit faire évoluer sa manière d’envisager le rapport à l’autre ou de gérer le risque dans le cadre de relations contractuelles. Ne faudrait-il pas enseigner aux français les rudiments de la finance et de l’entreprise, les concepts d’épargne, de crédit, d’investissement – c’était une suggestion de l’OCDE - pour les désinhiber par rapport à cet environnement.


II. Le logement

 

Venons-en ainsi à la question du logement. Comment se fait-il qu’aujourd’hui même avec un CDI, il faille un garant ? Ainsi, un collègue me racontait récemment qu’on lui avait posé la question de la garantie parentale, à 40 ans ! Nous ne parlerons pas des situations de personnes en stage ou en CDD pour qui il n’est pas possible de trouver de logement. 3 M[11] de personnes sont ainsi confrontées à une problématique de mal logement. C’est ainsi le moment de rendre hommage à l’Abbé Pierre pour son vibrant appel de l’hiver 54: « Mes amis, au secours... Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l'avait expulsée... Chaque nuit, ils sont plus de 2000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu […] »[12]. L’Abbé Pierre expliquait en être resté à l’idéal scout:  « Cher Abbé Pierre, aux jeunes scouts que vous rencontriez souvent, vous aimiez leur dire: « Je dois au scoutisme de mon adolescence, le goût de l’initiative, ma vocation de prêtre et le sens du service. Ma promesse m’a toujours accompagné dans les choix de ma vie. Chaque soir, je dis la prière scoute, je l’ai toujours près de moi »[…] » [13] Quand on connaît la violence et la brutalité des situations qu’il a dû affronter, en être resté à l’idéal scout et à cette prière qui invite pour ceux qui la connaissent à la générosité, au service, au don de soi, au combat sans souci des blessures, au travail sans chercher le repos, c’est plutôt joli ! Pour revenir alors à la problématique du logement, l’une des solutions au delà du respect de la loi SRU et du nouveau droit opposable au logement est un changement d’attitude comme nous le proposions précédemment dans le cadre de nos relations contractuelles, et en l’occurrence ici en ce qui concerne la garantie demandée.


III. Université et Recherche

 

Il s’agit d’aborder maintenant la question de l’université. Avant cela, deux questions subsidiaires : la prédominance des mathématiques dans la sélection avant l’accès à l’enseignement supérieur et même après suivant les filières est une source d’interrogation. De même pour l’entrée dans nos grandes écoles, le maintien d’un système de classes préparatoires qui remonte à Louis Napoléon Bonaparte a-t-il encore un sens en ce début de XXI ème siècle ? La question principale de l’université est en tout cas aujourd’hui celle de l’orientation des élèves vers des filières à débouchés, même si nous ne pouvons bien entendu pas oublier la tradition française d’une culture à y acquérir. A quoi cela sert-il en effet d’avoir un bac+ 5 ou un bac+8 si c’est pour rester une fois diplômé plusieurs années sur le carreau ? Cette dévalorisation des diplômes ne peut plus durer. La question de l’autonomie des universités et de la valorisation du système universitaire est posée. Faut-il alors orienter-sélectionner les élèves à l’entrée de l’université ?

Vient alors la question de la Recherche. Aujourd’hui la Recherche, c’est 2,1% du PIB pour la France (1,9% en Europe) contre 2,7% pour les Etats-Unis et 3,2% pour le Japon[14]. L’émigration de jeunes chercheurs met à mal l’investissement financier réalisé pour former ces derniers. Dans les débats européens, la proposition qui revient souvent est celle d’une meilleure articulation entre recherche publique, à laquelle nous consacrerions désormais 3% du PIB, et recherche privée. Faut-il enfin regrouper les différents campus parisiens à l’exemple de l’école d’Economie de Paris pour mutualiser les travaux des chercheurs ?

IV. L’Environnement

 

En matière d’environnement, l’attention sur ces sujets a réellement progressé en France ces dernières années. C’est ainsi que la charte de l’environnement a été intégré à la constitution. Mais beaucoup reste encore à faire. L’appel de Nicolas Hulot[15] ne doit pas rester sans réponses. Rappelons les 10 objectifs du pacte de Nicolas Hulot: 1. L’ Economie (vers une logique de durabilité), 2. L’Energie (organiser la baisse de la consommation), 3. L’Agriculture (produire autrement), 4. Le Territoire (contenir l’extension péri-urbaine et relocaliser les activités humaines), 5. Les Transports ( sortir du tout routier), 6. La Fiscalité (établir le véritable prix des services rendus par la nature), 7. La Biodiversité (faire rentrer la nature), 8. La santé (prévenir avant de guérir), 9. La Recherche (faire de l’environnement un moteur pour l’innovation), 10. La politique internationale (prendre l’initiative) & les 5 propositions y afférentes: 1. Un Vice-Premier ministre chargé du développement durable, 2. L’instauration d’une taxe carbone en croissance régulière, 3. La réorientation des subventions agricoles vers une agriculture de qualité, 4. La systématisation des procédures de démocratie participative, 5. La mise en place une grande politique d’éducation et de sensibilisation.

 

V. Les questions de société

 

A propos des questions de société, si accompagner juridiquement les « nouveaux modèles familiaux » - au sens où ils constituent des communautés de solidarité - est important et tenir compte de ce que nous disent les sociologues et les psychologues sur ces sujets l’est également, un certain nombre de repères doivent être conservés. Le modèle de la cellule familiale dit traditionnel (1 homme, 1 femme, 1 ou des enfants) a toujours son rôle à jouer. Dans une déclaration commune, les responsables chrétiens, juifs, musulmans de la région lyonnaise attirent l’attention sur l’institution du mariage comme  repère fondateur de l’humanité. Ils rappellent également qu’il n’est pas indifférent pour un enfant de grandir ou non avec un père et une mère.

 

VI. Défense et Défense globale

 

En ce qui concerne les sujets de Défense, il faut poursuivre l’Europe de la Défense, en s’appuyant pourquoi pas sur les acquis de l’OTAN. La construction du 2ème porte-avion en collaboration avec la Grande Bretagne est une idée originale. Il faut noter le rôle important des milieux de Défense dans le renforcement du sentiment d’appartenance à une communauté de destin. Les sessions de l’Anaj- IHEDN[16] dont on vient de fêter les 10 ans à Matignon autour du Premier Ministre constituent un bel exemple d’échanges sur les valeurs véhiculées par la Nation et consolident ce sentiment de cohésion entre membres d’une même communauté de destin. Le principe de la réserve militaire est un autre exemple où le devoir de mémoire est perpétué et le lien entre armée et société civile est pérennisé. Il est inquiétant que ce type d’engagement soit trop souvent mal perçu en entreprise. C’est encore le dispositif Défense 2ème chance qui permet à de jeunes gens de se réinsérer dans la société. Au delà du militaire revient l’idée d’un service civil obligatoire comme le propose également les Semaines Sociales de France : « renforcer par un service civil obligatoire la cohésion sociale »[17].

 

VII. L’Europe et la Mondialisation

 

Puis vient la préoccupation européenne. Lors du référendum européen du 29 mai 2005, tout se passe comme-ci les électeurs avaient répondu à une autre question : « aujourd’hui, êtes-vous heureux ? ». La réponse ne sait donc pas fait attendre !

La constitution rejetée apportait pourtant un certain nombre d’avancées: elle reprenait l’ensemble des traités précédents et instituait la charte des droits fondamentaux, une institutionnalisation du conseil européen placé juste après le parlement européen, une présidence stable du conseil européen  élue pour 2 ans et demi (renouvelable jusqu’à 5 ans) et une fonction de ministre des affaires étrangères de l’Europe. Peut-être les chapitres relatifs aux politiques économiques étaient-ils de trop : est-ce le rôle d’une constitution de définir de tels paramètres ?

Il faudra sans doute re-proposer ce texte corrigé de quelques chapitres aux suffrages des français d’ici 2 à 3 ans ?

L’Europe constituera dès lors pour la France un instrument de gestion de la mondialisation face aux développements des nouvelles puissances : Chine, Inde.

 

VIII. Les institutions

 

En ce qui concerne les questions institutionnelles, pour éviter l’addiction aux fonctions exécutives, il faudrait limiter le nombre de mandats présidentiels à 2. D’autre part, la fonction de premier-ministre est-elle vraiment utile ? Certains proposent un changement de régime, une 6ème République. Si changement de régime il y a, je crois que ce sera une fois l’ensemble des réformes à mener pour redresser notre économie et notre pays effectuées, un aboutissement.


Conclusion

 

La France doit changer, car elle n’est apparemment plus en mesure aujourd’hui d’assurer les conditions minimales du bien-être de sa population, à savoir notamment en terme d’emploi et de logement.

Ce changement devra ou pourra passer par :

 

1. l’amélioration de nos finances publiques : réduction de la dette avec rationalisation d’un certain nombre de prestations sociales, la remise en cause des régimes spéciaux et de la durée de cotisation en ce qui concerne les retraites

2. le contrat de travail unique en matière d’emploi

3. la mise en place d’un enseignement sur les concepts d’épargne, de crédit, d’investissement

4. un changement d’attitudes dans les relations contractuelles relatives au logement par exemple

5. l’autonomie des universités, l’orientation- sélection à l’entrée des universités, une meilleure articulation entre recherche publique (désormais à 3% du PIB), et recherche privée

6. l’adoption du pacte écologique de 2007

7. l’ accompagnement juridique des « nouveaux modèles familiaux » tout en conservant un certain nombre de repères

8. la mise en place d’un service civil obligatoire

9. Re- proposer par référendum le traité constitutionnel européen corrigé de quelques chapitres d’ici 2 à 3 ans

10. la limitation du nombre de mandats présidentiels à 2, la suppression du poste de premier ministre, vers une nouvelle République ?

 

Oui, la France doit changer ! Nous avons essayé ici de dresser le constat de ce qui n’allait pas, et de faire des propositions. Les années qui nous attendent vont être décisives et ne peuvent pas être ratées si nous tenons à ce que la France se redresse.

 

Au delà d’une Vision de la France avec des indicateurs au vert, c’est bien attendu également à l’équilibre du monde qu’il faudra être attentif.

 

Vive la République ! Vive la France !



[1] Jacques Marseille, « du bon usage de la guerre civile en France», Perrin, mars 2006.

[2] Rapport d’Impulsion Concorde, présidé par Clément Pitton

[3] Les 12 propositions des Semaines Sociales de France : http://www.une-societe-plus-juste.org/

[4] www.vie-publique.fr, « sécurité sociale : déficit plus important que prévu », 25 juillet 2006

[5] Rapport de Raymond Barre sur l’état économique et social de la France, en date du 20 avril 1981

[6] Jacques Marseille, « Les bons chiffres pour ne pas voter nul en 2007 », Perrin, février 2007

[7] http://www.generation-precaire.org/

[8] Les 12 propositions des Semaines Sociales de France : http://www.une-societe-plus-juste.org/

[9] « Pour un petit boulot ou une place à la City, ils tentent leur chance à Londres », Le Monde, 31 janvier 2007.

[10] Michel Godet, Le courage du bon sens, Odile Jacob, janvier 2007

[11] Rapport du mal logement 2007, fondation Abbé-Pierre

[12] www.lci.fr

[13] Intention de prière lue lors des obsèques de l’Abbé Pierre le vendredi 26 janvier 2007

 en la Cathédrale Notre Dame de Paris, www.sgdf.fr

[14]  Caroline de Malet, « Recherche européenne : encore un petit effort… », Le figaro, 19 décembre 2006

[15] http://www.pacte-ecologique-2007.org

[16] www.anaj-ihedn.org

[17] Les 12 propositions des Semaines Sociales de France : http://www.une-societe-plus-juste.org/

 

 

Par Rodrigue Lohier
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